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CLIMAT – La jeunesse dans la rue pour un avenir sur Terre

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Les jeunes prennent un relais que personne ne leur a transmis. Partout dans le monde, ils étaient dans les rues pour pouvoir faire entendre leur voix, leurs revendications, liées à l’urgence climatique à laquelle fait face l’Humanité depuis plusieurs décennies. Et ce sont bien les premières victimes de cette catastrophe annoncée qui ont manifesté sur chaque continent, à l’image de l’activiste suédoise et désormais représentante médiatique de ces mouvements, Greta Thungberg, âgée de 16 ans. Retour sur ce 21 septembre vert.

À New York, les jeunes “veulent avoir un futur”

Ce n’étaient pas les buildings qui innondaient la vue des New-Yorkais, ce 21 septembre. “Plus de 250.000” personnes participaient en faveur des actions face au changement du climat selon Greta Thunberg, même si ces chiffres ne sont pour le moment pas confirmés par les Autorités municipales. De quoi donner un aperçu de la perception du changement climatique de la part des jeunes américains; qui semble être un poil différente de celle de leur Président, élu en 2016, qui “n’y croit pas” et qui a su juger bon de se retirer de l’Accord de Paris “pour protéger les États-Unis“. Cette manifestation de grande ampleur annonce-t-elle une victoire en 2020 des Démocrates [Joe Biden, Bernie Sanders ou Elisabeth Warren, les 3 favoris de la primaire] dont leurs programmes semblent bien plus écologistes, face à D. Trump ? Pas forcément. D’abord, de nombreux participants n’auront pas 18 ans et ne pourront pas voter l’année prochaine. De plus, les plus âgés faisaient déjà partie de la base électorale du parti Démocrate, ce qui génère moins de nouveaux votes pour le parti de Centre-Gauche. Enfin, cette revendication écologiste avérée de la part de la jeune population pourrait pousser l’actuel Président américain à revoir sa politique environnementale (ou en créer une..), pouvant lui permettre de s’accaparer de nouvelles voix si certains des moins jeunes, en âge de voter l’année prochaine, adhèrent à ces idées sur l’immigration clandestine ou l’économie protectionniste : ils devraient être toutefois peu nombreux.

Fondamentalement, notre Terre est entrain de mourir, et si nous faisons rien, nous mourrons” prévient A.J. Conermann, un lycéen de 15 ans de Washington. Il comptait parmi les participants d’une manifestation aux abords du Capitole : ce sont bien les lieux de pouvoirs qui sont pris pour cible par la jeunnesse. Antonio Gueterres, président de l’ONU, encourage tous les jeunes du monde engagés contre la crise environnementale annoncée : “Vous êtes du bon côté de l’Histoire. Continuer à nous pousser à faire ce qu’il faut“. Cette déclaration intervient à seulement quelques jours du Sommet de l’ONU sur le climat (23 septembre), qui aura lieu à New-York.

Une mobilisation internationale

Sur chaque continent, la jeunesse s’est soulevée et a unanimement protesté dans les rues. En Australie (impactée par la perte des coraux et les sécheresses provoquant de multiples incendies), plus de 300.000 personnes ont manifesté dans 110 villes dont Canberra et Sydney. En Allemagne, ce sont plus d’un million de personne qui ont manifesté pour défendre les intérêts de la Terre. Sous cette incroyable pression, Berlin a débloqué un plan climat à hauteur de 100 milliards d’euros. Un compromis difficile et inédit, voué exclusivement à la lutte contre le réchauffement climatique. À Kaboul, la capitale afghane, des jeunes protégés par l’armée ont manifesté et ont demandé au gouvernement d’agir : “Si nous survivons aux attaques terroristes, aux voitures piégées ou aux tirs en embuscade, c’est l’air pollué qui nous tuera” scandait la jeune foule. Au Brésil aussi, la mobilisation a été effective, malgré le fait que plus d’1 jeune (15-24 ans) Brésilien sur 2 croit que les scientifiques exagèrent les conséquences du dérèglement climatique.

Le Royaume-Uni a vu “la plus grande manifestation environnementale” de son histoire selon les référents du mouvement : entre 300 000 et 350 000 personnes, parfois très jeunes, ont participé aux 200 manifestations à travers tout le Royaume, où syndicats et anciennes générations se sont conjointement liés avec la jeunesse pour protester contre l’inaction des politiques face à l’urgence. Le leader de l’opposition et travailliste Jeremy Corbyn a promis ce 21 septembre une “révolution verte”, alors que le ministre chargé des normes scolaires, Nick Gibb, ne soutient pas l’idée de manquer l’école pour une cause qu’il, toutefois, “soutient“.

En France, une mobilisation parisienne gâchée

La mobilisation contre le climat à Paris ne s’est pas passée dans le calme : introduite par des membres issus de Black bloc, les organisateurs ont dénoncé sur les réseaux sociaux leur présence et l’action violente des forces de l’ordre. Ailleurs (Toulon, Bordeaux ou Lyon, par exemple), les manifestations pro-climat se sont déroulées dans le respect, sans trouble de l’ordre public. Ce 21 septembre était une journée où de nombreuses autres manifestations étaient prévues : la Journée nationale d’action de Force Ouvrière face à la réforme des retraites, l’acte 45 des Gilets Jaunes.. l’organisation du #ClimateStrike était déjà compromise. Mais il reste nécessaire de rappeler que la protection de l’environnement est la première préoccupation des français, et que 94% des jeunes français se disent “inquiets” des conséquences de la crise écologique.

Ce 21 septembre a donc été un succès, à seulement deux jours du sommet du Climat. Une journée décisive pour un Monde “qui brûle” face au désastre annoncé, et dont les premières victimes sont déjà nées. Et déjà conscientes, dans les rues du monde, en voulant pousser les gouvernements à agir. En vain ? Rendez-vous dans quelques années.

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