Ce 22 au 26 janvier a eu lieu le Forum économique mondial, à Davos en Suisse. Celui-ci accueillera environ 2500 participants, provenant de 90 pays. Des politiques, des économistes ainsi que des scientifiques étaient présents. Selon le gouvernement Suisse, 500 journalistes ont été présents. Le forum économique mondial de 2018 est organisé par la fondation « Word Economic Forum », ou « Forum économique mondial ».

Davos, en Suisse – Crédits : Google Maps (capture d’écran)

Cette association et fondation est basée en Suisse à Cologny. Elle fut créée en 1971. Initialement, son fondateur Klaus M. Schwab est professeur d’économie à l’université de Genève, et invite plus de 400 dirigeants d’entreprises européennes à un congrès baptisé « European Management Symposum » dans le même centre de congrès à Davos, dans le but de créer un lien entre les entreprises européennes et les méthodes de management aux Etats-Unis. La commission européenne surveille et patronne ces congrès. Les enjeux de ce congrès sont tels qu’ils évoluent. En 1987, celui-ci est rebaptisé « World Economic Forum », car différentes perspectives se sont ouvertes : l’élargissement de son rayonnement dans le monde, ainsi que l’apparition d’une tribune pour « résoudre les conflits internationaux ».

Klaus M. Schwab, fondateur du WEF – Crédits: World Economic Forum. Source : Wikimedia (cliquez ici pour voir la photo)

Revenons-en à l’édition 2018 de ce forum. Cette édition est la 48ème. Le forum est défini comme une réunion majeure, à l’heure où le monde politique sur la scène internationale a éclaté. Bertrand Badré, l’ancien directeur de la banque mondiale a souligné « Parce que c’est l’un des rares endroits au monde où se mélangent les continents, les générations, le public, le privé, son rôle est précieux ». Une phrase montrant toute l’importance d’une telle réunion entre dirigeants politiques (et donc économiques). Ont été présents: le très attendu Président des USA Donald Trump, le Président français Emmanuel Macron, ou encore le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres. D’autres invités, comme Liu He, Directeur Général du Comité Central du PCC, ou encore Theresa May, Première Ministre britannique seront également présents.

“1 femme pour 5 hommes”

Et justement, cette même édition fut particulière et pour cause, la plus grande présence de femmes était une des promesses de ces organisateurs. Parmi elles, la Présidente-Directrice Générale du FMI, Christine Lagarde, la Directrice d’Engie, Isabelle Kocher, ou encore la PDG d’IBM, Virginia Rometty. Selon la journaliste Les Echos, Hélène Gully, « les femmes restent difficiles à trouver au WEF « , en effet seule « une femme pour cinq hommes ».

“44 700 euros sans compter les frais de logement et autres”

Le prix d’entrée du forum est de 16 330 euros, sachant qu’il fait déjà réaliser la cotisation annuelle à la fondation/association de 44 700 euros. Un forum et congrès accessible, donc à qu’un certain type de businessman, exit donc les « petits » patrons de start-up, qui jouent un rôle économique majeur dans le développement d’un pays, comme celui de la France. Pour le continent européen on a compté plus de 933 personnes présentes, suivi de l’Amérique du Nord avec 841 invités (avec une grande majorité venant des USA). Comme le rappelle les journalistes, ces deux régions qui représentent que 13% de la population représente deux tiers des invités au WEF. Le continent Asiatique (pacifique) est quant à lui représenté par plus de 328 ambassadeurs, provenant de divers pays, Chine, Japon, ou encore la Corée du Sud. L’Asie du sud est beaucoup moins présente, avec l’Inde et ses 148 invitations.

Ces différents invités ont abordé le thème principal de ce forum, « Construire un avenir commun dans un monde fracturé » à travers des sujets comme les « les enjeux du développement durable », « la sécurité internationale, au cœur des préoccupations politiques », et enfin « l’économie mondiale, acteur majeur du développement ».

“Des discours positifs…”

Différents discours plus ou moins rassurants ont été prononcés, notamment celui de Donald Trump, avec cette phrase « Quand les Etats-Unis se développent, le monde aussi ». Kenneth Rogoff, ex-économiste au FMI, a déclaré « Ce qui nous inquiète le plus, c’est son comportement aléatoire ». Il a également affirmé qu’il « défendait son pays » et que « les dirigeants devraient faire de même ». Aucun membre présent lors de sa conférence a réagi. Rappelons que de nombreuses réformes de Donald Trump sont en faveur des hommes d’affaires et beaucoup se sont enrichis depuis l’arrivée de D. Trump au pouvoir, ce qui expliquerait cette non-réaction de la part des politiques et businessmen présents. L’engouement pour le Président Trump était beaucoup plus faible, que celui de Monsieur Macron. En effet son accueil a été beaucoup plus chaleureux, et beaucoup plus enthousiaste. Le président français a prononcé un discours durant une heure. La phrase la plus importante de son discours est la suivante : « La France est de retour [sur la scène mondiale] ». Celle-ci est en effet représentative des ambitions de Monsieur Macron pour la France, à l’échelle mondiale. Il a également déclaré qu’il souhaitait « Une France plus compétitive et plus juste », dans le but d’être plus prospère, et donc d’attirer plus d’investisseurs. « Faire de l’Europe une nouvelle puissance » ces mots ont été prononcés par le Président français durant son discours, preuve que ce dernier souhaite étendre ses idées et ses convictions pour l’Europe, au-delà des frontières françaises.

 

Source de la photo à la une : Klaus Schwab au WEF – Crédits: World Economic Forum. Photo prise par Remy Steinegger. Lien de la photo : Wikimedia (cliquez ici pour y accéder)

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