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ExoMars 2020 : nouvel échec des tests de parachutes à un an du lancement.

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Après deux essais ratés des parachutes du Rover Martien Rosalind Franklin, l’Agence spatiale européenne et le consortium industriel européen qui le réalise sont dans l’expectative. François Spoto, le responsable ESA de la mission ExoMars 2020, nous explique les raisons de ces ratés. Il se veut aussi confiant pour les deux prochains essais qui décideront du sort du Rover Rosalind Franklin dont le lancement à destination de Mars qui est prévu, normalement, en juillet 2020.

• Des parachutes non qualifiés

En effet, à moins d’un an de son lancement à destination de Mars, le Rover ExoMars Rosalind Franklin de l’Agence spatiale européenne ne sait toujours pas atterrir ! Les parachutes, qu’il doit utiliser pour freiner sa descente dans l’atmosphère martienne, ne sont toujours pas qualifiés. Après un premier essai raté de ses parachutes en mai, le deuxième essai, qui s’est déroulé le 5 août dernier, s’est aussi soldé par un échec. Cette situation est d’autant plus préoccupante que l’équipe en charge des parachutes avait tenu compte des loupés du premier test et apporté des adaptations à la conception des parachutes et des sacs. Mais visiblement, cela n’a pas suffi…

• François Spoto, le responsable de la mission

Interrogé, François Spoto, le responsable ESA de la mission ExoMars confirme faire face à « un problème de pliage et de coutures combinés aux choix des forces de résistance de ces coutures qui sont conçues pour lâcher dans le bon ordre et au bon moment afin que le parachute sorte correctement de son sac. La réalisation des parachutes et de leur pliage est une tâche artisanale extrêmement pointue et délicate ».

• La cause des échecs

À première vue, et en attendant une analyse plus poussée du matériel et des données récupérées en fin de test, il apparaît de nouveau que « la séquence de commandes s’est déroulée correctement ». Cependant, des dommages à la canopée ont été encore « observés avant que le parachute ne s’ouvre et subisse une pression maximale ». En conséquence, la descente du module « n’était freinée que par le seul parachute pilote ». Autrement dit, le Rover se serait écrasé sur Mars !

• Cependant, le temps presse…

Il ne reste plus beaucoup de temps à l’ESA et à son consortium industriel européen pour trouver une solution. Bien que la fenêtre de tir s’ouvre le 26 juillet et se ferme le 11 août 2020, la dernière revue d’aptitude est programmée en avril 2020. D’ici là, deux autres campagnes d’essai sont encore prévues « où un composite représentant le module de descente sera largué d’un ballons tratosphérique à environ 30 km d’altitude : en fin d’année pour le parachute principal de 15 m et début 2020 pour celui de 35 mètres ». Ces deux tests sont planifiés aux États-Unis, dans l’État de l’Oregon en raison de la fermeture saisonnière de la base Esrange, en Suède, qui ne redeviendra disponible pour de telles campagnes qu’en mai 2020.

De plus, l’ESA a également prévu de rencontrer la Nasa et le Jet Propulsion Laboratory afin de discuter de ces problèmes cruciaux avec l’espoir de bénéficier de l’expérience américaine dans le domaine de la décélération dans l’atmosphère martienne.

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