La ministre des Armées Françaises, Florence Parly, a annoncé le lancement des “études préliminaires” pour le futur porte-avions français. Mais celui-ci ne devrait pas être disponible avant 2035-2038 !

  • Un coût et des exigences élevés  

La Ministre des Armées a annoncé fin octobre le lancement des études préliminaires sur le Porte Avion Nouvelle Génération, de son nom codé le “PANG“. Selon des études menées, ces travaux qui devront durer 18 mois sont destinés à faire le point sur les menaces futures et les différentes options d’architecture et de propulsions du futur navire, successeur du fameux Charles de Gaulle, seul et unique porte-avions actuel de la Marine Nationale Française. Les travaux seront séparés en trois contrats distincts, d’un montant total de 40 millions d’euros, et confiés à Naval Group, Thales, MBDA, Technicatome et les Chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire.

L’objectif est formel : pouvoir prendre les grandes décisions structurantes en 2020, en tranchant notamment sur le type de propulsion du navire (nucléaire, conventionnelle…), sa taille et son design. En revanche , la France n’a pas le droit à l’erreur ! Le navire devrait rester en service jusqu’en 2080. L’investissement total est estimé entre 5 et 7 milliards d’euros.

Florence Parly a souligné : “Ce porte-avions pourra servir jusqu’aux dernières décennies du XXIe siècle, nous ne pouvons pas nous permettre de le concevoir avec un horizon étriqué”

  • Quel type de propulsion

Un des grands débats pèse évidemment sur le type de propulsion. Chaque choix a ses avantages, selon “l’entourage de la ministre des Armées“. La propulsion conventionnelle est censée permettre un développement plus rapide, de l’ordre de trois ans, et un prix inférieur, de 15 à 20%. D’après des membres du cabinet de la ministre des Armées, “la propulsion nucléaire permet une vraie force de frappe stratégique, mais aussi de continuer à entretenir une filière d’excellence française“. A l’exception, évidemment, des “arrêts techniques majeurs” de 18 mois, nécessaires tous les 10 ans, comme celui que vient d’effectuer le Charles de Gaulle à Toulon. Si l’option nucléaire est choisie, Paris pourrait lancer une évolution du réacteur nucléaire K15 de Technicatome. Le futur porte-avions pourrait embarquer jusqu’à trois moteurs nucléaires, en fonction de la puissance nécessaire.

 

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